21.08.2007
Tjenbe Red dénonce les oublis volontaires du Parti Socialiste en matière de lutte contre l'Homophobie
Dans une tribune publiée le 16 août sur le site Internet Rue89.com, l'association Homosexualité & Socialismes (HES), proche du Parti socialiste, soutient que «la droite n'a pas quitté sa position conservatrice et réactionnaire» sur les questions lesbiennes, gaies, bi &trans (LGBT).
Mais HES omet de mentionner que le PS développe sur les questions LGBT, depuis quelques années, des positions «conservatrices et réactionnaires» qui valent bien celles de la droite. Cette affirmation choquera les observateurs, selon lesquels la politique française est circonscrite par le périphérique parisien. Elle ne surprendra pas ceux qui suivent l'actualité martiniquaise qui est, certes, avant tout une actualité exotique voire coloniale, c'est entendu (aaah, ces plages... oooh, ce cyclone...), mais qui est aussi, un tout petit peu, une actualité française.
Depuis le 10 juillet 2004, Raymond Occolier et Marlène Lanoix, figures locales du PS, mènent en toute impunité une campagne homophobe, religieuse et populiste, dans le but sans doute de se démarquer d'une concurrence particulièrement vive au sein de la gauche martiniquaise, et particulièrement cruelle pour le PS qui se voit privé des grands fiefs électoraux de l'île aux Fleurs: la région, le département ou le chef-lieu, aux mains des autres partis de gauche. Les deux compères ne sont pas des inconnus au PS.
Lanoix est première secrétaire fédérale et adjointe au maire du Vauclin; Occolier est délégué national du PS à l'éducation et à la mémoire, maire PS du Vauclin, conseiller régional PS de Martinique et a défendu, comme candidat officiel du PS aux législatives dans la quatrième circonscription de l'île, un programme original où il promettait d'organiser un référendum local contre une des promesses phares de son propre parti: l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples de même sexe.
Petit florilège de trois années d'un discours homophobe et hostile à la laïcité:
"Des hommes sont en train de galvauder le mot de liberté pour justifier leur dérives de société décadente... Nos petits bonheurs béats ont fait de nous les complices silencieux du PACS... Ne croyez-vous pas que demain on permettra à un père d'épouser sa fille ou, une mère son fils ?"(Lanoix, 10 juillet 2004).
«L'homme doit rester le compagnon de la femme... L'espèce humaine pourrait disparaître, privée de sa capacité de reproduction» (la même, 26 septembre 2006).
«Je ne veux pas de mariage homosexuel. Dans la Bible , Dieu dit que c'est une abomination. Je préfèrerais démissionner plutôt que de célébrer un mariage homosexuel» (Occolier, 1er octobre 2006).
Dans la Bible , Dieu ajoute: «Ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux» (Lévitique, XX, 13). Enfin:
«Les gens qui veulent adopter, c'est pas compliqué, pourquoi ils ne font pas d'enfants? Moi, j'ai trois filles, trois garçons ! Ils n'ont qu'à faire comme moi, ils n'ont qu'à faire des enfants! C'est la loi de la nature... D'ailleurs... scientifiquement, sans entrer dans les convictions religieuses, regardez bien la nature. Voyez, un corps d'homme est fait pour recevoir un corps de femme (sic), et c'est comme ça qu'on fait des enfants. Sauf s'il y a une autre solution ! Bah alors... Si tout le monde se met à faire la même chose... Tout le monde deviendra pédé et plus personne ne fera d'enfants. Mais comment la population martiniquaise va se reproduire ?» (le même, 20 mars 2007)
Cette campagne, évidemment contraire aux discours parisiens du PS, est parfaitement connue et parfaitement admise par la rue de Solférino -qui estime visiblement que la fin (conquérir le pouvoir en Martinique) vaut les moyens. C'est pourquoi les CGL (Centres lesbiens, gais, bi & trans) viennent d'attribuer, lors de leurs XVIèmes Rencontres nationales des 14 et 15 juillet au Mans, leur «Anti-Prix» annuel au PS.
Cette décision, adoptée à l'unanimité des suffrages exprimés, reste à ratifier par les associations membres de la Fédération française des Centres LGBT. En cette attente, nous appellons les socialistes et les personnes soucieuses de défendre la laïcité et les droits humains, en France ultramarine comme en France hexagonale, à faire connaître leur désaccord et leur indignation à François Hollande, premier secrétaire du PS. Nous les appelons à signer une lettre-pétition qui lui sera adressée le 4 septembre prochain, jour anniversaire de la République en France. Cette lettre se trouve sur le site Internet PetitionOnLine.com.
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14.08.2007
"Naissance des pieuvres" : l'homosexualité féminine au cinéma
Drôle de titre que « Naissance des pieuvres » (sortie le 15 août), derrière lequel se cache un petit bijou de sensibilité, un premier film signé Céline Sciamma dont l’adolescence et ses tourments est le centre et où l’homosexualité tient une place de choix.
« Pour moi, l’homosexualité ce n’est pas un sujet, c’est un trajet » dit joliment Céline Sciamma lorsqu’elle évoque la manière dont «Naissance des pieuvres», son premier film, fait une place non négligeable à ce désir parmi tous ceux qui agitent ses trois héroïnes.
Car c’est bien à une histoire de désirs multiples que l’on assiste ici, Anne, Floriane et Marie dealant chacune tant bien que mal avec ce qu’elle est et ce qu’elle ressent. Un surplus de poids et un romantisme échevelé pour la première, une réputation de sex-symbol lourde à porter pour la seconde, un lesbianisme encore encombrant pour la dernière, amoureuse sans retour de la seconde…
Et voilà donc installé le dispositif de cette «Naissance des pieuvres» dont le récit s’articule autour d’une piscine, manière pour la cinéaste débutante de rendre visible, presque palpable, le corps de ses actrices et les pulsions (attirance, fuite, répulsion, etc.) de ces mêmes corps entre eux. «C’est la naissance du sentiment amoureux vu sous un angle très physique», confirme Céline Sciamma à propos de la manière sensuelle dont elle filme cette histoire, l’omniprésence de l’eau (élément sexuellement symbolique s’il en est) renforçant encore cette sensation.
Sur ce thème largement parcouru de l’adolescence confrontée à ses tourments amoureux, la scénariste et réalisatrice parvient avec beaucoup de subtilité à trouver de nouveaux sentiers, usant pour cela avec intelligence d’une homosexualité traitée à égalité avec l’hétérosexualité (mêmes douleurs, mêmes bonheurs). «Naissance des pieuvres» raconte avant tout comme on tombe amoureux, détaille Céline Sciamma.
Ce prisme de l’homosexualité permet de raconter une nouvelle fois la naissance de l’amour d’une manière différente. Et offre cette chance de pouvoir filmer des choses qui n’ont jamais été filmées auparavant comme la séquence de dépucelage entre les deux filles. Mais à travers ces trois personnages, le film dit que tous les désirs sont invivables, tous les désirs sont inassouvis et l’homosexualité peut être contextuelle. Le film ne fait pas de Marie un personnage martyr. (…) Elle est le personnage principal mais, paradoxalement, c’est elle qui est le plus du côté de l’observation. Même si elle a un objectif qu’elle cherche à atteindre, elle est avant tout une lentille qui observe.
C’est un personnage qui est dans l’auscultation mais que nous allons ausculter aussi. A travers elle, je voulais parler de ce moment où naît un désir qui s’impose. Elle vit la naissance de ce désir en temps réel, comme quelque chose d’imprévisible, et le spectateur doit le vivre en même temps qu’elle. Nous sommes avec elle dans la séduction, la compréhension, la souffrance… "Je voulais incarner ce mouvement qui se déploie sur quelques jours, ce moment où la conscience naît… ».
> Le film: brillamment écrit et mis en scène
Il y a la belle Floriane que les garçons reluquent tous et qui s’amuse à les aguicher et à confirmer sa réputation de séductrice facile. Il y a Anne, trop boulotte et trop toujours joyeuse pour être vraiment heureuse, qui rêve de l’amour romantique sans que le garçon sur qui se portent ses désirs la remarque. Et puis il y a Marie, mince et fragile, discrète et déterminée, qui ne sait quoi faire de ce qu’elle ressent pour Floriane…
Autour de ces trois gamines de 15 ans réunies autour du bassin d’une piscine, Céline Sciamma a dessiné une chronique lumineuse et cruelle, sensuelle et presque mutique, qui va les emmener vers cette mythique «première fois» si souvent décevante. Brillamment écrit et mis en scène, «Naissance des pieuvres» (qui nous fait découvrir trois apprenties comédiennes éblouissantes) explore tous les désirs de la même manière. Ce n’est pas la moindre de ses nombreuses qualités.
«Naissance des pieuvres», de Céline Sciamma, avec Pauline Acquart, Adèle Haenel, Louise Blachère. Sortie le 15 août.
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09.08.2007
La question des droits homosexuels au coeur de la campagne présidentielle américaine de 2008
Pour la première fois dans l'histoire des élections présidentielles américaines, les candidats démocrates à la Maison Blanche en 2008 participent jeudi à un débat télévisé exclusivement consacré aux droits des homosexuels.
Les candidats démocrates s'exprimeront tour à tour lors d'un forum télévisé à Los Angeles devant un panel de journalistes et de militants LGBT, abordant notamment la question du mariage gay, l'union civile, la discrimination, les homosexuels dans l'armée ou l'éducation sexuelle.
Lors de la dernière élection de 2004, ces questions et en particulier celle du mariage gay avaient profondément divisé l'électorat américain et mobilisé la droite religieuse.
"Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2008, il ne fait aucun doute que les préoccupations de la communauté homosexuelle et transsexuelle font déjà partie du débat national", indique Joe Solmonese, un des organisateurs de la rencontre, président de Human Rights Campaign, l'organisation de défense des homosexuels.
Si tous les candidats à l'investiture démocrate se déclarent contre la discrimination à l'égard des homosexuels et en faveur d'une reconnaissance légale aux couples du même sexe, seuls deux d'entre eux, Dennis Kucinich et l'ancien sénateur Mike Gravel, loin dans les sondages, s'affirment ouvertement en faveur du mariage d'homosexuels.
Les deux favoris, Hillary Clinton et Barack Obama, se sont jusqu'ici montrés plutôt vagues sur le sujet.
L'Institut de sondage de l'université Quinnipac relève mercredi qu'"être perçu comme le candidat des homosexuels repousse plus d'électeurs qu'il n'en attire".
La communauté homosexuelle américaine dans sa grande majorité vote traditionnellement démocrate.
Parmi les enjeux de la prochaine campagne présidentielle, les organisations gays veulent faire abroger la loi adoptée en 1993 sous le premier mandat de Bill Clinton selon laquelle les homosexuels peuvent s'engager dans l'armée en observant la règle de 'Ne rien demander, ne rien dire' (Don't Ask, Don't Tell).
Aux Etats-Unis, seul l'Etat du Massachusetts a à ce jour adopté le mariage pour les couples du même sexe et 45 des 50 Etats américains disposent d'une loi qui interdit le mariage des couples homosexuels.
Le nombre d'Etats en faveur d'une union civile a toutefois sensiblement augmenté ces dernières années.
Prévu pour durer deux heures, le débat de jeudi sera diffusé sur la chaîne câblée gay LOGO ainsi que sur son site internet (LOGOonline.com) et sera animé notamment par la chanteuse Melissa Etheridge qui milite aussi pour la cause homosexuelle.
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08.08.2007
l'Union Européenne interdit le Viracept
Après le retrait il y a deux mois en Europe de tous les lots de Viracept, un traitement contre le sida produit par le groupe pharmaceutique suisse Roche, la Commission européenne a suspendu mardi l'autorisation de mise sur le marché de ce médicament.
Cette suspension n'est pas une surprise car le 21 juin, l'Agence européenne du médicament (EMEA), dont le siège est à Londres, avait émis une recommandation en ce sens. Elle craignait en effet que le Viracept n'ait des effets indésirables sur les patients.
Commercialisé depuis 1998, le Viracept est utilisé en association avec d'autres médicaments antirétroviraux pour traiter les personnes contaminées par le virus du sida.
Alerté par "l'odeur bizarre" de certains comprimés, Roche avait retiré ce médicament antirétroviral du marché européen dès le début du mois de juin.
Après des analyses, il avait constaté une impureté chimique, identifiée comme étant de l'éthyl mésilate ou EMS, une substance toxique pour l'homme.
Bien que Roche considère que les risques pour les patients sous Viracept est minime, il effectue actuellement des recherches pour en savoir plus.
La suspension décidée mardi ne pourra être levée que par une autre décision de la Commission, après évaluation de nouvelles données de l'Agence européenne du médicament.
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26.07.2007
L'homosexualité en Roumanie commence au cinéma
Avec « Love sick » de Tudor Giurgiu (en salles depuis le 25 juillet), le cinéma roumain aborde pour la première fois frontalement l’homosexualité à travers une idylle entre deux étudiantes. Si la démarche est courageuse et le film plein de qualités, il n’en pose pas moins des questions…
Pas plus que le reste de l’ancienne Europe de l’Est, la Roumanie n’est un paradis pour les gays et les lesbiennes. Et si l’homosexualité y a été dépénalisée en 2001, la question homo reste une des lignes de tension très fortes au sein de la société comme en témoignent les affrontements se déroulant chaque année lors des Gay Pride. La troisième édition de celle de Bucarest, début juin, a ainsi vu les 300 manifestants être l’objets d’innombrables quolibets et de jets de pierre malgré une imposante protection policière.
Dans ce contexte, qu’un film roumain ose prendre l’homosexualité pour sujet est d’autant plus courageux que « Love sick » le fait avec un assez étonnant naturel, évitant la plupart des clichés notamment celui si fréquent dans les films sur l’adolescence (en particulier féminine) où l’homosexualité n’est qu’un passage avant le retour à la raison, et donc à la norme hétéro.
Ici, les deux héroïnes ont beau être des étudiantes et leur liaison passionnée a beau se diriger vers un échec inéluctable, rien ne laisse penser que la fin de cet amour « déviant » annonce pour la suite des désirs revenus dans le droit chemin.
Autre cliché habilement désamorcé par un film qui s’ingénie décidément à surprendre en installant dans la si traditionaliste Roumanie une vision de l’homosexualité assez proche de celle qu’on trouve en Occident : sa façon de ne jamais lier homosexualité et culpabilité. Pour Alex et Kiki, la nature de leur amour n’est jamais un problème et si elles le cachent, c’est parce qu’elles savent bien que pour leur famille comme pour le reste de la société roumaine, les choses sont moins évidentes.
D’ailleurs, ce n’est ni la pression extérieure ni une quelconque difficulté à assumer leur homosexualité qui va provoquer la rupture entre les deux jeunes mais cette cause si fréquente (dans toutes les formes de couples) qu’est la perte de confiance de l’une en l’autre.
Ainsi, si « Love sick » comporte son lot de drames, de crises existentielles, de douleurs et de mal-être, il est assez sidérant de remarquer que l’homosexualité n’en est jamais la cause ! On peut penser sans grand risque de se tromper qu’il en serait allé très différemment si le film de Tudor Giurgiu avait pris des garçons pour héros, l’homosexualité masculine et sa représentation étant infiniment moins acceptables par les spectateurs.
Pourtant, là encore, Tudor Giurgiu, en s’accommodant de cette contrainte, en contourne l’écueil principal auquel n’échappait pas un récent film serbe auquel « Love sick » fait parfois penser, « Respire ! » (sorti en DVD chez Antiprod) : celui de l’esthétisation sexy (à destination des spectateurs mâles) de la relation de tendresse et de désir entre les deux filles.
N’y a-t-il donc rien à reprocher à « Love sick » dans sa manière d’appréhender l’homosexualité ? Malheureusement si. Car pour faire passer la pilule de cet amour différent, le réalisateur le met en balance avec un tabou encore plus fondamental que l’homosexualité : la passion incestueuse dans laquelle se débattent Kiki et son frère Sandu. Manière presque subliminale de faire comprendre au spectateur que la citadine Kiki, tiraillée entre ces deux désirs hors normes, n’est elle-même pas très normale et qu’elle a en quelque sorte « contaminé » l’innocente campagnarde Alex.
On le voit. Malgré les avancées indéniables qu’il propose, « Love sick » est loin d’être aussi clairement progressiste qu’il peut paraître au premier abord. N’empêche qu’avec ce film, un pas a été franchi en Roumanie : le premier d’une longue route…
"Love Sick": le film
Etudiante à l’université de Bucarest, Alex quitte l’internat insalubre pour s’installer dans une chambre de l’appartement d’une vieille dame, dans un immeuble où vit également son amie Kiki. Entre les deux jeunes filles, l’amitié va peu à peu laisser place à une attirance amoureuse à laquelle elles se livrent sans réticences. Tout irait pour le mieux si Kiki n’entretenait pas, en parallèle, une relation conflictuelle avec son frère Sandu dont la jalousie dévorante laisse deviner des sentiments autres que purement fraternels. Lors d’un séjour à la campagne, tout éclate…
« Love sick », de Tudor Giurgiu, avec Maria Popistasu, Ioana Barbu, Tudor Chirila. Sortie le 25 juillet.
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24.07.2007
Le tourisme français version rugby....so british !
Diffusée cet été en Angleterre par le Comité régional du tourisme d'Ile-de-France, une campagne d'affichage fait le lien entre la Coupe du monde de rugby 2007 en France et la réputation romantique de la capitale, et montre des rugbymen en train de s'embrasser et de se tripoter en pleine mêlée!
Des membres de l'équipe gay des Gaillards parisiens ont d'ailleurs participé à la photo, diffusée jusqu'en septembre dans toute la presse anglaise. «L'accueil a été à la mesure de nos attentes: cette publicité a fait parler d'elle, et a affirmé la France comme une destination ouverte», assure, à Paris, le Comité du tourisme.
Mais dans l'Émirat arabe de Dubaï, l'édition londonienne du Times où la publicité figurait a été soumise à l'expertise de la commission de censure. Finalement, celle-ci a donné son accord, estimant, selon un membre de la commission, que «cette publicité représente un sport de contact. En réalité les joueurs ne s'embrassent pas, mais semblent plutôt être en train de se mordre»…
En avant-première sur Tetu.com, visionnez l'animation vidéo diffusée en boucle dans les principales gares de Londres.
par Paul Parant
A LIRE SUR :
Bien sûr....cela donne tout de suite envie de se mettre au milieu de la mêlée ! Version moderne du Hot Dog....:o)
A quant la même avec les pompiers ?
Régis Sada
15:00 Publié dans 01 - Actualité, 06 - Politique, 08 - Dans le monde, 09 - Vu sur le web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france, tourisme, gay, uk, rugby, gaillards, world cup
18.07.2007
La justice du territoire de Hong Kong rend l'égalité pour tous en matière de : sodomie !
C’est une belle victoire que la Haute cour de Hong Kong a offert aux mouvements gay du territoire en contredisant dans un jugement, hier, la loi qui interdit la sexualité gay hors du cadre privé.
Cinq ans de prison : c’est la peine maximum qu’encourraient deux gays de Hong Kong pour avoir pratiqué la sodomie dans une voiture garée sur une route isolée, la nuit. Le gouvernement du territoire avait fait appel des premiers jugements relaxant les deux hommes devant la Haute cour, mais les cinq membres de celle-ci ont décidé à l’unanimité de confirmer ce verdict, indiquant que cette loi de 1991 (qui trouvait là sa première application) était discrimante envers les homosexuels puisque, des hétérosexuels, dans une situation similaire, n’auraient pas été inquiétés par la justice.
Reste à transformer l’essai et à transposer cette victoire juridique en victoire politique, les juristes soulignant que cette décision, même si elle est appelée à faire jurisprudence, impose une modification de la loi pour être vraiment incontestable. Selon Cho Man-kit, responsable d’une association gay de Hong Kong, « Le gouvernement n’a plus d’autre choix que d’amender la loi maintenant que la Haute cour s’est déclarée unanimement contre elle. »
Cette décision est une nouvelle victoire pour les gays de Hong Kong après un autre camouflet infligé par la Haute cour au gouvernement en 2006. La juridiction suprême avait alors en effet dénoncé une autre loi rendant passible de la prison à vie la sodomie homosexuelle pour un homme de moins de 21 ans, la sodomie hétérosexuelle n’étant elle interdite que jusqu’à 16 ans.
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02.07.2007
700.000 personnes pour la Gay Pride parisienne....GayLib et l'UMP soont été recalés....
700 000 personnes ont défilé samedi à Paris pour la traditionnelle Marche des fiertés avec la volonté de peser sur le gouvernement et sa majorité opposée au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe.
Environ 700.000 personnes ont participé à la marche, selon les organisateurs.
"Le dialogue, même difficile, avec la majorité doit se poursuivre à tout prix. Et si un jour on doit hausser le ton, on sait le faire mais ce n'est pas le moment", a déclaré Alain Piriou, le porte-parole de l'Interassociative lesbienne, gaie, bi et transsexuelle (Inter LGBT, 60 associations).
Les élections passées, les partis politiques ne se bousculaient pas derrière la banderole de tête "Egalité, ne transigeons pas" : si le PS était représenté par l'élue parisienne Anne Hidalgo, le PCF par la sénatrice Nicole Borvo et la LCR par Alain Krivine, le Modem n'avait envoyé personne et la présence de Jean-Luc Romero, conseiller régional, n'avait rien d'une représentation officielle de l'UMP.
Un groupe d'élus socialistes se sont retrouvés autour du char d'Homosexualités et Socialisme (HES), du MJS et du PS : les parlementaires Patrick Bloche, Harlem Désir, Benoit Hamon, Danièle Hoffman-Rispal, Annick Lepetit et George Pau-Langevin, mais aussi Dominique Bertinotti ou Razzye Hammadi, président du MJS...
Les fidèles, du maire de Paris Bertrand Delanoë à Jack Lang en passant par l'animateur télé Henry Chapier, ont cette année encore répondu à l'appel, fondus au milieu des militants associatifs et syndicaux (CFDT, CGT, Solidaires, FSU, etc), les plus nombreux pour cette édition 2007.
Une foule rassemblant beaucoup de jeunes, de couples et de familles composait l'essentiel du cortège animé par les musiques déversées depuis les chars.
Les marcheurs avaient à l'esprit le pan revendicatif de cette manifestation, à savoir l'accès au mariage et le refus d'une union civile réservée aux couples de même sexe proposée par Nicolas Sarkozy, ou la reconnaissance de la parentalité.
Parmi les projets du gouvernement, ceux touchant à la santé sont vertement critiqués par les associations, dont Act Up, qui défilait avec des voitures grimées portant le slogan "Tirez sur l'ambulance, elle coûte trop cher".
"Si on applique des franchises à certaines consultations médicales ou certains soins, que va-t-il advenir des malades du sida ? du suivi des séropositifs ? de la prévention ?", lance Eric Marty, responsable de l'association.
Si la marche ne se voulait une manifestation anti-gouvernementale, un incident a tout de même pris une tournoure franchement politique. La marche a été volontairement interrompue par une centaine de militants d'Etudions Gayment, des Putes, d'Act-Up et des Panthères Roses qui ont bloqué le char de Gaylib -taxée de "caution homo" de l'UMP - avant son arrivée à Bastille. Aux cris de "Sarko, Boutin, Vanneste, on vous deteste", "Raccolage passif, répression active" ou encore "Nos identités ne sont pas nationales", ces militants entendaient dénoncer "la grande mascarade d'une organisation homosexuelle qui soutient un gouvernement homophobe, lesbophobe, transphobe, putophobe, sexiste et raciste".
A 16H00, le cortège s'est immobilisé pour observer trois minutes de silence en hommage aux victimes du sida, puis la place de la Bastille, terminus de la marche, a été peu à peu envahie par la foule et les décibels d'un concert techno qui cloturait la manifestation.
Lire notre dossier "Marche 2007 : l'égalité toujours".
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L'Europe s'est offert un week-end de toutes les fiertés !
Plusieurs centaines de milliers d'homosexuels et de sympathisants de la cause gay ont participé samedi à Madrid au grand défilé de l'Europride 2007. Une journée qui a également vu défiler Londres, Vienne et Athènes.
Le cortège madrilène, coloré et musical, s'est élancé de la Puerta de Alcala en empruntant la Gran Via, au cœur de Madrid, pour se conclure en fin de soirée par un grand concert sur la Plaza de Espana.
Ce défilé constituait le point culminant d'une semaine de festivités ayant attiré à Madrid plus de de 2,5 millions de personnes dont 200.000 étrangers, qui ont envahi depuis mercredi les rues du quartier gay madrilène de Chueca.
Sous le slogan "Maintenant l'Europe. L'égalité est possible", 45 chars - deux fois plus que pour la Gay Pride de 2006 à Madrid - ont assuré l'animation du cortège.
A Londres, des dizaines de milliers de personnes ont défilé en milieu de journée sous la pluie pour la Gay Pride entre Baker street et Trafalgar Square, au lendemain de la découverte de deux voitures piégées dans le cœur touristique de la capitale.
Le maire de Londres Ken Livingstone avait assuré samedi que la population serait "totalement en sécurité" ce week-end.
Grâce à l'Europride, l'Espagne, pays à l'avant-garde en matière de législation en faveur des homosexuels et transsexuels, espère donner l'exemple à d'autres pays européens.
"Nous sommes fiers de recevoir le reste de l'Europe. Aujourd'hui l'Espagne est un exemple de démocratie avancée", a déclaré la ministre espagnole de la Culture, Carmen Calvo, au départ du défilé.
La Gay Pride aura lieu le 4 août à Stockholm, ville qui accueillera la prochaine Europride, tandis qu'un millier de personnes ont défilé samedi dernier à Athènes pour la troisième année consécutive.
A Vienne, quelque 100.000 personnes ont participé au 12e défilé "Arc-en-ciel".
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29.06.2007
SAMEDI : MARCHEZ POUR L'EGALITE !
La Marche des Fiertés du 30 juin ne se veut ni un lot de consolation pour la gauche battue aux élections, ni une manif antigouvernementale : les organisateurs souhaitent faire de cet événement un "puissant levier" pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes LGBT. C’est à dire convaincre l’actuelle majorité.
"Egalité : ne transigeons pas". Le mot d’ordre de la Marche des Fiertés est clair et franc comme un coup de semonce. Pas question de petits accommodements avec le principe de base qui sous-tend les revendications LGBT depuis des années : l’égalité pleine et entière entre homos et hétéros. Ce rappel à l’ordre (juste !) est d’autant plus important qu’il intervient à l’ouverture de la nouvelle législature.
Comme c’est l’habitude, l’Inter-LGBT entend bien faire de cette Marche 2007 "un puissant levier pour obtenir des avancées en faveur des droits des personnes LGBT." "C’est primordial que cette Marche serve à quelque chose, explique Alain Piriou, porte-parole de l’Inter LGBT. C’est clair que nous n’organisons pas une marche de l’opposition, ni une manifestation antigouvernementale. Il faut tout de même rappeler que la défaite à la présidentielle est celle du PS et des autres partis de gauche et pas celle du mouvement LGBT. Il faut comprendre que nous n’avons pas envie de passer notre temps à pleurer mais à convaincre. C’est une évidence que ce sera plus dur d’obtenir les avancées que nous défendons mais c’est justement l’enjeu de la marche du 30 juin."
Car le contexte de la Marche est très clair : celui de "désaccords avec le nouveau président de la République et son gouvernement." Principale pomme de discorde : le refus d’ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe et son corollaire la création d’une Union civile réservée aux couples de même sexe ou non (de la présidence à l’UMP en passant par le gouvernement, personne n’est clair là-dessus). Comme le rappelle l’Inter-LGBT, ce projet "a suscité la plus grande inquiétude chez les associations LGBT, qui s’y sont pour la plupart déclarées opposées.
Pour l’Inter LGBT, un des objectifs de la Marche est clairement de faire comprendre aux pouvoirs publics qu’il vaut mieux une "amélioration du PaCS plutôt que l’Union civile" et que la création d’un statut du beau-parent (ouvert aussi aux hétéros) serait un moindre mal face au refus d’ouvrir l’adoption. Selon l’Inter-LGBT, si le gouvernement s’inspire des conclusions du rapport de la Défenseure des enfants, Dominique Versini, il y a matière à discussion. En fait, cela dépendra de la volonté gouvernementale et du choix du futur secrétaire d’Etat à la Famille après les législatives de juin.
Reçue la semaine dernière à l'Elysée et à Matignon où "le dialogue semble possible", l'Inter-LGBT espère un signe politique fort de la part du président Sarkozy avant la Marche, au moment où des "faux pas" sont médiatisés.
Les associations se sont en effet émues de "l'affichage malheureux à 10 jours de la Marche" du Premier ministre François Fillon aux côtés du député homophobe Christian Vanneste (qui siège même au groupe UMP à l'Assemblée).
L'objectif samedi sera donc de "faire changer d'avis cette majorité : cela peut paraître ambitieux, mais elle a montré par le passé avec le PaCs qu'elle le pouvait. Pourquoi ne ferait-on pas le même pari ?", souligne Alain Piriou.
Cette volonté d’avancer n’éloigne pas pour autant l’Inter LGBT de son objectif de parvenir à "une égalité totale, dans les plus brefs délais". D’ailleurs le mot d’ordre de la Marche 2007 est clair : "Egalité : ne transigeons pas !"
Le cortège festif et coloré partira à 13H30 de Montparnasse pour gagner la Place de la Bastille, où les premiers marcheurs sont attendus vers 17H00 et les derniers vers 21H00.
Comme les années précédentes, trois minutes de silence seront observées à 16H00 pour "combattre le sida", une manière de rappeler que la recrudescence des contaminations touche de plein fouet notamment les gays et d'apporter un soutien aux "130.000 personnes vivant avec le VIH" en France.
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