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20.12.2005
Comité des Familles : Droit de réponse
Le 12 décembre 2005, j’ai repris sur mon blog une information communiquée sur le site d’E-llico. Le Comité des Familles m’a adressé le même droit de réponse qu’au Directeur de la Publication d’E-llico.
Aussi afin que l’information que j’ai reprise sur ce site ne porte préjudice à aucune des parties, et conformément à la loi, je vous prie de prendre connaissance de ce droit de réponse :
« Paris, le 19 décembre 2005
Monsieur le Directeur de la Publication
Didier Roth-Bettoni
e-illico.com
Objet: demande de droit de réponse
Concerne: Cités : des séro+ issus de l'immigration veulent se distinguer des associations homosexuelles blanches
http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&artic...
Monsieur le directeur,
Mis en cause dans un article de votre site daté du 12 décembre 2005, intitulé : « Cités : des séro+ issus de l'immigration veulent se distinguer des associations homosexuelles blanches », nous vous prions de bien vouloir insérer, dans les conditions définies par la loi (L. 29 juillet 1881, art.13) le droit de réponse suivant :
Le Comité des familles est multi-communautaire. Il rassemble des séropositifs et des familles concernées par le VIH de toutes origines pour l'égalité des droits, pour vivre et se soigner dans la dignité.
Le Mega Couscous des Familles, dont vous n'avez retenu que deux citations d'une dépêche de l'AFP, a permis à des séropositifs de la banlieue de sortir de l'isolement et du silence. Dans les faits, les familles du Comité se battent au quotidien contre le conservatisme social sous toutes ses formes, notamment celle qui prend un habillage religieux, qu'il soit chrétien, musulman ou juif.
Le différend entre les malades et les associations classiques est réel. Ouvrir le dialogue sur les inégalités entre les séropositifs est urgent. Otez vos oeuillères, et vous comprendrez que le Comité mène un combat progressiste, à mille lieux de vos préjugés.
Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes salutations distinguées.
Reda SADKI »
Pour ma part aucune distinction entre les malades de « banlieue » ou d’ailleurs n’est admissible. Si il se révèle exact qu’en France un malade n’est pas traité équitablement lorsque des soins ou des traitements luis sont prescrits, c’est à ce fléau seul qu’il convient de s’attaquer comme étant contraire au principe d’égalité.
Les inégalités en France existent. C’est une réalité. Les pouvoirs publics et les politiques ont failli à la mission qui leur avait été confiée, c’est donc aux citoyens d’en prendre toute la mesure, et d’agir collectivement en conséquence.
Une chose demeure toutefois acquise : c’est dans l’union des forces citoyennes que le combat contre les discriminations pourra être remporté, et non en alimentant le communautarisme.
Pour moi le communautarisme, sous toutes ses formes, porte gravement atteinte à notre pacte républicain. Si ce même pacte républicain est aujourd’hui menacé, c’est que nos institutions ou notre société sont désorganisés.
15:05 Publié dans 01 - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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